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Le 12 mars 2004, des supporters fidèles à Bachar al-Assad ont agressés contre de jeunes Kurdes lors d’un match de football dans la ville de Qamishili au nord de la Syrie.

Le 12 mars 2004, des supporters fidèles à Bachar al-Assad ont agressés contre de jeunes Kurdes lors d’un match de football dans la ville de Qamishili au nord de la Syrie. Les masses chauvines ont battu les Kurdes avec des pierres, des bâtons et des couteaux sans l’intervention des forces de sécurité du régime syrien. En plus les forces de sécurité ont arrêté, agressé et insulté les jeunes Kurdes. La colère des Kurdes a augmenté et s’est transformée en un mouvement de protestation et des manifestations qui ont propagé toutes les villes kurdes et se sont déplacées vers les grandes villes comme Alep et Damas.
Lors des manifestations, les kurdes ont revendiqué de mettre un terme aux politiques racistes contre les kurdes et les politiques qui nient leur existace et leur realité en Syrie ainsi que de résoudre le problème kurde et garantir leurs droits dans la constitution du pays.
Le régime Assad a réagi en multipliant les arrestations et les restrictions des libertés. Des militants ont été tués et enlevés. Environ 40 personnes ont été tuées et plus de deux mille personnes ont été arretées.
Comme tous les soulèvements kurdes, le gouvernement central a enterré les revendications légales des Kurdes sous les cendres et commis les crimes les plus odieux sans même penser aux conséquences.
Les Kurdes n’ont aucun statut juridique ou constitutionnel dans les trois pays, l’Iran, la Turquie et la Syrie. Leur patrie était divisée entre quatre pays au début du XXe siècle selon des accords internationaux qui etaient loin et hors de leur volonté, comme l’accord Sykes-Picot ou l’accord de Lausanne. Par conséquent, tous les efforts des kurdes pour obtenir leurs droits se heurtent à des intérêts internationaux qui ne tiennent pas compte des droits de ce peuple comme des autres peoples.
Les Kurdes n’ont aucune représentation aux Nations Unies et c’est ce qui donne aux regimes dans les quatre pays l’audace de commettre des crimes et même des massacres sans crainte de sanctions. Et le pire c’est que certains des États membres de l’ONU qui ont combattu le colonialisme pour obtenir leur liberté et leur indépendance considèrent même que la lutte des Kurdes pour obtenir leurs droits est du terrorisme contre ces quatre pays.
Le soulèvement du 12 mars contre le régime de Bachar al-Assad a démontré que le peuple kurde aspire toujours à la liberté et à la réalisation de ses droits. Par conséquent, ce peuple mérite de recevoir un soutien international et que les pays (démocratiques) qui ferment les yeux sur les violations de la Turquie, de la Syrie, de l’Irak et de l’Iran contre les Kurdes doivent arrêter de faire des accords économiques et politiques aux dépens du peuple kurde.
Les Kurdes demandent à la communauté internationale de mener des politiques pour soutenir les forces démocratiques au Moyen-Orient, et non des dictatures, qui seront un fléau pour leurs pays, comme le fait le régime turc aux frontières sud de l’Union européenne.
Hejar

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